Jouez-vous au yoyo avec le dépassement de soi?

Aujourd’hui, je vous parle d’un sujet qui m’intrigue et sur lequel j’ai réfléchi et agi énormément au cours des dernières années : le dépassement de soi!

D’abord, il faut savoir que j’ai toujours eu une relation amour/haine avec ça. 😍🤬

Quand je voyais des gens se « dépasser », des fois, ça m’inspirait, des fois, ça me frustrait. Quand j’arrivais à me dépasser moi-même, des fois, ça m’inspirait, des fois, c’est comme si ce n’était jamais assez.

Et quand rien ne semblait fonctionner pour moi et que je n’arrivais même pas à faire ce que j’avais dit que j’allais faire, ça me décourageait.

Et mon yoyo du dépassement de soi changeait au gré des saisons.

Des semaines, j’étais une machine et d’autres semaines, je ne faisais presque plus rien… jusqu’à ce que l’envie de me dépasser m’attrape de nouveau et que, là, je me lance à fond.

Ma quête des dernières années a donc été d’explorer comment aller chercher plus de constance, d’assiduité.

Arrêter de jouer au yoyo qui, en fin de compte, finissait toujours par me faire faire du surplace plus qu’autre chose.

C’est donc à travers mes randonnées que j’ai décidé d’aller à la rencontre de mes limites, pour apprendre à me connaître davantage, aider à dompter mon yoyo et approfondir mon épanouissement personnel.

Il y a plusieurs choses que j’ai découvertes au cours des dernières années en relevant ces défis que jamais je n’aurais imaginé être capable de réaliser et, pourtant, je l’ai fait, un pas à la fois.

Parmi les grandes leçons que j’ai apprises, en voici trois qui continuent de bien me servir au quotidien vers un dépassement de soi plus sain pour moi:

𝟏. 𝐅𝐚𝐢𝐫𝐞 𝐥𝐞𝐬 𝐜𝐡𝐨𝐬𝐞𝐬 𝐦𝐞̂𝐦𝐞 𝐪𝐮𝐚𝐧𝐝 𝐜̧𝐚 𝐧𝐞 𝐭𝐞 𝐭𝐞𝐧𝐭𝐞 𝐩𝐚𝐬 𝐝𝐞 𝐥𝐞𝐬 𝐟𝐚𝐢𝐫𝐞 𝐕𝐒 𝐟𝐚𝐢𝐫𝐞 𝐥𝐞𝐬 𝐜𝐡𝐨𝐬𝐞𝐬 𝐪𝐮𝐚𝐧𝐝 𝐭𝐮 𝐭𝐞 𝐬𝐞𝐧𝐬 𝐦𝐨𝐭𝐢𝐯𝐞́.

À l’époque de mon yoyo, j’attendais d’être motivée pour agir et quand je n’étais pas motivée je me disais: « j’ai pas envie ». Aujourd’hui, j’ai compris que mon cerveau n’est pas mon meilleur allié pour me dépasser. Il veut me garder complaisant et m’empêcher d’aller au-delà de ce qu’il a connu.

Apprendre à ne pas négocier avec mon cerveau et juste faire les choses « motivé ou pas », voilà une clé qui m’a permis de découvrir que la discipline l’emportera toujours sur la motivation.

𝐏𝐨𝐬𝐞-𝐭𝐨𝐢 𝐥𝐚 𝐪𝐮𝐞𝐬𝐭𝐢𝐨𝐧: que pourrais-tu faire un peu plus tous les jours, même quand ça ne te tente pas de le faire, et qui t’apporterait des bénéfices ?

Essaie ça et donne-moi des nouvelles dans un mois:)

𝟐. 𝐋𝐚 𝐦𝐨𝐧𝐭𝐚𝐠𝐧𝐞 𝐟𝐚𝐢𝐭 𝐥’𝐡𝐮𝐦𝐚𝐢𝐧.

Pendant une très grande partie de ma vie, j’ai souvent évité les choses qui m’apparaissaient difficiles.

Cette manie s’est rapidement transformée en parole du genre: « C’est tellement pas mon genre de faire tel truc, c’est trop difficile » ou, encore, « Moi je ne ferais jamais ça, c’est pas qui je suis, c’est pas pour moi », etc.

Au cours des dernières années, j’ai réalisé que le fait de marcher vers des défis difficiles (petits, moyens ou grands), à chacun sa montagne, était la meilleure façon de se dépasser.

Les montagnes peuvent être physiques, relationnelles, professionnelles, communicationnelles, émotionnelles ou autres… mais une chose est certaine, attaquer des montagnes (petites, moyennes ou grandes) est l’un des plus grands laboratoires pour se découvrir soi-même.

𝟑. 𝐋𝐞 𝐝𝐞́𝐩𝐚𝐬𝐬𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭, 𝐜’𝐞𝐬𝐭 𝐚𝐮𝐬𝐬𝐢, 𝐞𝐭 𝐬𝐮𝐫𝐭𝐨𝐮𝐭, 𝐝𝐞 𝐥’𝐚𝐦𝐨𝐮𝐫 𝐝𝐞 𝐬𝐨𝐢, 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐟𝐥𝐞𝐱𝐢𝐛𝐢𝐥𝐢𝐭𝐞́ 𝐞𝐭 𝐝𝐞 𝐥’𝐚𝐝𝐚𝐩𝐭𝐚𝐛𝐢𝐥𝐢𝐭𝐞́.

À l’époque de mon yoyo, quand je ne respectais pas mes engagements et que je n’arrivais pas à me dépasser, je ressentais beaucoup de culpabilité, de honte et je finissais toujours par me comparer négativement aux autres.

Aujourd’hui, j’ai réalisé que le dépassement, c’est aussi, et surtout, aimer les moments où ça me tente moins, être flexible et m’adapter quand j’en fais moins que prévu en raison de XYZ raisons, et ce, sans culpabilité, honte ni comparaison.

À défaut de faire ça, le dépassement de soi peut rapidement devenir une dictature très contre-productive mentalement et émotionnellement.

Il m’arrive souvent de faire le strict minimum et c’est très bien, car je sais que demain sera toujours une opportunité pour me reprendre et appliquer les deux premiers points que je viens de vous partager.

Bref, avec ces trois points en poche, je ne me suis jamais autant dépassé dans toutes les sphères de ma vie !

Se dépasser signifie avancer un pas à la fois sur sa ou ses montagnes et, au final, cela procure un sentiment de fierté et de satisfaction personnelle hors norme.

J’ai fait le choix de repousser mes limites et d’oser aller à ma rencontre. Ce que je découvre encore aujourd’hui est tellement bon que j’ai l’intention d’explorer ces sentiers encore longtemps pour voir ce que je pourrai y apprendre : POURQUOI PAS FAIRE UN SOMMET A PLUS DE 3000 mètres l’année prochaine ?

Et vous, le dépassement de soi, ça prend quelle forme ou sens pour vous ? Je serais curieuse de vous lire.

P.-S. – Et rappelez-vous, ce n’est pas une compétition; à chacun sa montagne. J’ai hâte de vous lire.

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